Actualités 2007.

LUNDI 31 DECEMBRE 2007.

Les isérois moins généreux qu'avant ?

Pour les associations caritatives et humanitaires cette fin d'année
est le moment de dresser un premier bilan des dons reçus... Un bilan
qui s'annonce plutôt morose... avec une baisse généralisée des dons.
Exemple à l'Unicef Isère qui enregistre un recul entre 10 et 15%.

Les 35 heures, un "acquis social" en sursis

Les 35 heures, qualifiées d'"acquis social" par le président de la
République, pourront être remises en cause entreprise par entreprise
si le processus engagé par Nicolas Sarkozy et le gouvernement, mais
décrié par les syndicats, va à son terme.

JC Mailly dénonce la volonté du gouvernement de remettre en
cause la durée légale du travail.

Le secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly a dénoncé
vendredi les "coups de butoir importants contre la durée légale" du
travail porté selon lui par le gouvernement. "Il y a une volonté sans
le dire et un peu hypocrite de vouloir remettre en cause la durée
légale en tant que telle et ce n'est pas acceptable", a réagi sur
France Info et France Inter le secrétaire général de FO Jean-Claude
Mailly. "Nous ne pouvons pas accepter que la durée du travail puisse
être différente d'une entreprise à une autre, voire d'un salarié à
un autre", a-t-il ajouté. Le Premier ministre "sait très bien que sur
ces questions-là, la négociation ne pourra pas fonctionner. Donc d'une
certaine manière, on fait semblant de nous consulter et après on passe
en force", s'est-il ému.

La dette publique de la France représente 65,9% du PIB

La dette publique de la France a augmenté de 1,9 milliard d'euros au
troisième trimestre 2007 pour atteindre 1.218,3 milliards d'euros
soit environ 65,9% du PIB en diminution de 0,6 point par rapport au
trimestre précédent où elle s'établissait à 1.216,4 milliards, selon
les données publiées par l'Insee. La dette de l'Etat a diminué de 4,4
milliards d'eurosau troisième trimestre, celle des organismes de
sécurité sociale a augmenté de 4,3 milliards et celle des
organismes divers d'administrations centrales (ODAC) de 300 millions.
La dette des administrations publiques locales a augmenté de 1,7
milliard d'euros.
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VENDREDI 28 DECEMBRE 2007.

GRAVES MENACES POUR 2008.

Le premier ministre François Fellon, pardon Fillon, fait du zèle.
Profitant d'une léthargie générale en cette période de fêtes, le
prem's détricote méticuleusement le tissu des acquis sociaux . Il
s'attaque d'abord sournoisement à la durée d'activité des salariés.
Après les 40 ans pour tous , il propose de repousser la limite à
41 ans ! On peut imaginer que ce chiffre n'est que provisoire. Le
compteur pourrait encore grimper selon les besoins et les pressions
du MEDEF. Les patrons sont TRES contents, le père Fillon leur apporte
au pied du sapin un code du travail façon puzzle. Un code sur la
déréglmentation en règle des 35 heures entreprise par entreprise.
Ce qui revient à simplement à détruire le code général auquel est
soumis l'ensemble des salariés. La politique de rupture
ultra-libérale de Sarkozy vient de franchir un nouveau cap. 40
heures, 40 ans. Admettons . Mais l'absence de concertation avec
les syndicats ne trompe personne . Le pseudo-dialogue paritaire
n'était qu'un artifice.

VERS UNE DUREE MAXIMALE DE 48 HEURES.

Le gouvernement a demandé jeudi aux syndicats et au patronat s'ils
accepteraient de permettre aux entreprises de remonter le seuil de
déclenchement des heures supplémentaires. Ce seuil, actuellement fixé
à la durée légale du travail, soit 35 heures, est l'horaire
hebdomadaire au-delà duquel un salarié est payé 25% de plus qu'une
heure normale. Dans un document d'orientation adressé aux
organisations patronales et syndicales, le Premier ministre leur
demande de se prononcer sur ce qui, en matière de durée du travail,
doit être fixé par la loi, par accord collectif ou par accord
individuel. Patronat et syndicats sont invités à conduire une
négociation rapide d'ici au 31 mars, avant que le gouvernement
ne légifère, ce dernier jugeant que les règles actuelles pèchent
par une "complexité (...) dont la justification est souvent fragile
ou datée". "Afin de parvenir à un droit de la durée du travail
plus lisible et plus adaptable aux réalités du terrain, plusieurs
questions doivent être tranchées", écrit François Fillon. "Quel
doit être le domaine réservé impérativement à la loi ? Celui-ci
ne doit-il pas être recentré notamment sur la définition des
règles nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité
des salariés ?", se demande-t-il. Autrement dit, l'Etat pourrait-il
se contenter de fixer le cadre horaire maximal (48 heures par
semaine, comme dans le reste de l'Union européenne), au-delà duquel
aucun travail ne peut être ni demandé, ni effectué ? Dans
l'affirmative, les entreprises pourraient manoeuvrer librement à
l'intérieur du maximum des 48 heures, la question posée étant
alors de savoir par quel type d'accord. "A quelles conditions de
validité devrait être soumis un accord d'entreprise pour qu'il
puisse librement déterminer les règles applicables en matière de
durée du travail, dans le respect des limites maximales prévues
par la loi : seuil de déclenchement des heures supplémentaires,
taux de majoration applicables,...?", interroge ainsi le Premier
ministre. Les entreprises pourraient ainsi, non seulement
travailler plus que 35 heures, ce qui a toujours été possible
- comme le montre le récent référendum organisé par Continental
pour revenir à 40 heures dans son usine de pneumatiques à
Sarreguemines, mais aussi déterminer librement le seuil
déclenchant les heures supplémentaires, et leur majoration.
Là où il n'y aurait pas d'accord majoritaire, les heures sup'
continueraient à se déclencher à partir de la 36ème. "Mais si
tout le monde (patronat et syndicats, ndlr) répond que le seuil
de déclenchement des heures supplémentaires doit impérativement
rester du domaine de la loi, cette question ne trouverait pas à
s'appliquer", a souligné à l'AFP l'entourage de François Fillon.
Durant la campagne présidentielle, ce dernier avait manifesté sa
volonté d'abolir la durée légale du travail, comme le souhaiterait
le Medef. Son courrier, qui apporte aussi des précisions sur les
points à négocier en matière de financement des syndicats et
organisations patronales, fait suite à une allocution télévisée
de Nicolas Sarkozy le 29 novembre et une conférence au sommet à
l'Elysée le 19 décembre avec les numéros un syndicaux et
patronaux. Le 29 novembre, le chef de l'Etat avait invité les
entreprises et les salariés à dire adieu à la RTT (réduction du
temps de travail), sans toutefois annoncer une abrogation des
35 heures, qualifiées "d'acquis social", et en même temps
accusées de nuire à l'économie française.

La croissance revue en hausse à 0,8% au 3e trimestre

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France au
troisième trimestre a été revue en hausse de 0,1 point à +0,8%
par rapport au trimestre précédent en données corrigées des
variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO), selon
les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels publiés
par l'Insee.

Le nombre d'inscrits à l'ANPE a poursuivi sa décrue en novembre

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE a encore reculé en
novembre par rapport à octobre (-0,7%) à 1,9 million, selon les
chiffres mensuels diffusés jeudi par le ministère de l'Emploi,
dont le détail montre le poids de l'intérim et des fins de CDD
dans les motifs de chômage.
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JEUDI 27 DECEMBRE 2007.

DERNIERE MINUTE.

Les tarifs régulés du gaz augmenteront de 4% au 1er janvier, a
annoncé aujourd'hui le ministère de l'Economie, alors que Gaz de
France demandait une hausse de l'ordre de 6%.

LE GAZ DEVRAIT AUGMENTER DE 3.5%.

GDF avait initialement demandé au gouvernement d'avaliser une hausse
de 6,1%. L'information devrait être rendue publique à la fin de la
semaine. Gaz de France serait loin d'avoir obtenu satisfaction. Les
tarifs du gaz devraient augmenter en moyenne de 3,5% au 1er
janvier, indique le site internet du Parisien, selon lequel le
gouvernement accordera ce montant à Gaz de France alors que
l'entreprise avait initialement demandé une hausse de 6,1%.

Le logement, premier facteur d'inégalité des Français

Aujourd'hui, ce n'est plus l'alimentation, mais le logement, qui
plombe le budget des ménages les plus modestes, explique un rapport
de l'Insee.

Léger recul des mises en chantier de logements en France

Le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement
durables chiffre à 1,1% sur un an le repli de septembre à novembre.
Il appelle à "la plus extrême prudence" dans l'interprétation
des chiffres en raison de l'entrée en vigueur de la réforme du
droit des sols début octobre.

ANPE: la fusion se prépare discrètement, la carte des implantations
aussi

La fusion de l'ANPE avec l'assurance-chômage se prépare, sans
attendre le vote prévu à l'Assemblée le 31 janvier, et la carte des
implantations du futur réseau unifié commence discrètement à
se redessiner.

Retraites: les syndicats dénoncent le passage à 41 annuités après 2008

Plusieurs syndicats reprochent au gouvernement de faire fi du dialogue
social en présentant comme acquis, dans ses projets de décrets sur les
régimes spéciaux de retraite, un allongement progressif de la durée
de cotisation à 41 annuités dans le public et le privé après 2008.
FO-Energie a reproché au gouvernement "de vouloir passer en force".
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MERCREDI 26 DECEMBRE 2007.

LES SALAIRES SONT TROP BAS EN FRANCE.

Xavier Bertrand samedi sur Europe 1 reconnaissant que "ce n'est pas
le gouvernement qui fixe les salaires dans le privé", M. Bertrand a
poursuivi en déclarant que cela ne l'"empêche pas d'agir" et
"des solutions pour booster les salaires" car selon le ministre ils
"sont trop faibles dans notre pays".

REGIMES SPECIAUX L'INDIGESTION DE NOEL !

Le gouvernement a transmis les décrets de la réforme aux caisses de
retraites des entreprises concernées. Les Echos révèlent mercredi 26
décembre que la durée de cotisation des salariés des régimes spéciaux
sera portée à 41 ans d'ici 2016. Les décrets reprennent les principes
communs de la réforme établis à l'automne, qui consistent à harmoniser
les régimes spéciaux avec celui de la Fonction publique. La durée
d'assurance est portée de 37,5 ans à 40 ans au 1er décembre 2012. Elle
est ainsi augmentée d'un trimestre au 1er juillet 2008, puis au 1er
janvier et au 1er juillet de chaque année. Ils contiennent cependant
les détails du calendrier: après 2012 la durée est augmentée “d'un
trimestre au 1er juillet de chaque année jusqu'à atteindre la durée
maximum définie à l'article 5 de la loi du 21 août 2003 portant réforme
des retraites“. Ainsi, la durée de cotisation dans les régimes spéciaux
passera de 40 à 41 ans si cette évolution est actée en 2008 pour le
privé et la Fonction publique. “A raison d'un trimestre supplémentaire
à partir de 2013, les 41 ans seraient donc requis au 1er juillet 2016.
Ils le seront très probablement dès 2012 dans les autres régimes“.

Les pensions indexées sur l'inflation

Par ailleurs, les textes mettent en œuvre l'indexation des pensions
sur l'inflation à compter du 1er janvier 2009, et l'introduction d'une
décote réduisant la retraite en cas de trimestre manquant à compter du
1er juillet 2010. Le taux de la décote sera alors de 0,5 % par année
manquante, pour atteindre progressivement 5% en 2019. Le nombre
d'années subissant la décote pourra atteindre 5 en 2024, toutefois la
décote est plafonnée à deux ans et demi avec une durée d'assurance à
40 ans. Le plafond passerait à trois ans et demi avec les 41 ans de
cotisation“. Enfin, les décrets contiennent les éléments issus des
négociations tripartites (syndicats-entreprise-gouvernement), même si
elles se poursuivent encore à la SNCF et à la RATP.

URGENTISTES LA GREVE POURRAIT SE DURCIR.

En grève illimitée depuis lundi, ils réclament le paiement des heures
supplémentaires et l'ouverture de négociations sur le temps de travail.
La ministre Roselyne Bachelot annonce disposer de 572 millions d'euros.
Les urgentistes hospitaliers menacent de durcir en janvier une grève
illimitée entamée lundi 24 décembre, sans conséquences pour les
patients, pour obtenir la rémunération d'heures supplémentaires
impayées depuis des années et davantage de moyens pour l'hôpital.
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LUNDI 24 DECEMBRE 2007.

MENACES CONCERNANT LES ALD

 La Haute autorité de santé (HAS) s'est prononcée lundi pour une
"réforme d'ensemble" d'ici deux ans du dispositif de prise en charge
des affections de longue durée (ALD), qui prévoit la couverture à
100% des dépenses de maladies chroniques comme le cancer, le diabète
ou le sida. Dans un avis rendu public lundi soir, la HAS "confirme
que le système actuel est inadapté" et propose, afin "d'éclairer les
pouvoirs publics", "trois scénarios", dont "un scénario de maintien
en l'état des critères dans l'attente d'une réforme rapide du
dispositif" qui a sa préférence. Selon l'assurance maladie, les
personnes atteintes de ces affections, quelque 7,7 millions fin
2006, "concentrent près de 60% des remboursements" de l'assurance
maladie. Le président du collectif d'associations d'usagers de la
santé (Ciss), Christian Saout a déclaré être partisan d'une réforme,
le système actuel risquant "l'explosion en plein vol". "Avec les
critères tels qu'ils sont aujourd'hui, on va arriver à 12 millions de
personnes en ALD rapidement (...) On n'aura pas les moyens de financer
ça. L'assurance maladie a été créée pour les cas aigus (...)
L'explosion des maladies chroniques rend nécessaire la recherche de
solutions innovantes", selon lui. Cette réforme n'est cependant "pas
possible si l'on n'encadre pas les dépassements" d'honoraires exigés
par certains médecins ni sans un "bouclier sanitaire" limitant
l'ensemble des dépenses de santé payées par les patients, y compris
ces dépassements, a encore dit M. Saout. En revanche, Fabien Giraudeau,
d'Act Up (VIH/sida), a défendu la prise en charge à 100% des ALD afin
d'éviter des aggravations rapides des maladies qui, en outre,
coûteraient plus cher à l'assurance maladie. "C'est important quand on
a une affection qui peut devenir grave ou chronique d'être pris en charge
à 100% tout de suite car ça vous encourage à vous prendre en charge", en
citant l'exemple des séropositifs. "Même si les symptômes ne sont pas
encore apparus, au moindre mal de tête, vous irez voir un médecin.
Vous allez aussi faire très régulièrement vos analyses, vous allez être
plus observant, si vous ne payez rien", a-t-il affirmé. Au contraire,
pour le président du principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF,
Michel Chassang, "ce lien financier direct entre ALD et prise en charge
est quelque chose de dépassé". "On voit bien que le système est à bout
de souffle", qualifiant la proposition de la HAS de "piste très
intéressante", à condition qu'elle s'accompagne d'un "bouclier sanitaire
proportionnel aux revenus". Enfin, le médecin généraliste Christian
Lehmann, auteur d'ouvrages sur la santé, comme "Patients, si vous
saviez...", a défendu le système d'ALD, soulignant qu'"on n'arrête pas
de dire, le président de la République en tête, que le système français
de santé ne fait pas assez de place à la prévention". Citant l'exemple
d'un diabétique devant faire des examens coûtant "plusieurs centaines
d'euros" pour prévenir un éventuel infarctus, il a précisé à l'AFP que
"s'il n'a pas beaucoup d'argent et n'est pas pris en ALD, c'est tout
simplement impossible". "Après l'infarctus, il va coûter 3.000 euros
par jour en service de réanimation", a-t-il ajouté.

Air France: la grève à Orly Ouest est suspendue

La grève des personnels au sol d'Air France à Orly Ouest, qui perturbait
le trafic depuis jeudi, a été "suspendue" dimanche, à l'issue d'un vote
des salariés en assemblée générale
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SAMEDI 22 DECEMBRE 2007.

LES PROVOCATIONS PATRONALES.

Le Medef cherche-t-il le clash ? Les syndicats se posaient la question,
vendredi, lors de la dernière séance de l’année des négociations sur
la réforme du marché du travail. Plusieurs d’entre eux n’ont pas
hésité à parler de « provocation » Depuis trois mois, les
partenaires sociaux négocient la réforme du marché du travail.
Au menu : les contrats de travail, bien sur, mais aussi les entrées
et les sorties de l’emploi, la portabilité des droits, la
sécurisation des parcours professionnels. Réforme clé s’il en est.
Syndicats et patronat ont pour mission de parvenir à un accord,
il en va de leur crédibilité. Car en cas d’échec, le gouvernement
a prévenu : « il prendra ses responsabilités ». Autrement dit, il
légiférera, Nicolas Sarkozy l’a encore rappelé mercredi. « On espère
qu’il n’y a pas de volonté du patronat d’aller à l’échec pour que
le gouvernement reprenne la main », confiait pourtant Stéphane
Lardy, le délégué de FO. Car vendredi, la négociation a été
houleuse, marquée par une interruption de séance. « Il y a des
problèmes de méthodes qui révèlent des problèmes de fonds », a
résumé Maryse Dumas, de la CGT. Sur la forme, les syndicats se
sont étonnés que seules les propositions patronales aient fait
l’objet d’une consignation écrite. « On a des petits bouts de
texte », constatait Stéphane Lardy. « Le reste nous sera dicté
oralement ». Mais c’est bien le fond qui fait l’objet de
crispations. Les syndicats espéraient des avancées sur la
sécurisation des parcours professionnels. Il y a bien eu
« une petite ouverture », selon Gabrielle Simon, de la CFTC.
Le Medef a consenti à évoquer une mutualisation du financement
de la portabilité des droits à une mutuelle, d’un emploi à un
autre. Toutefois « alors que le texte était déjà déséquilibré,
on en rajoute», observe-t-elle. La délégation patronale a en
effet formulé plusieurs exigences supplémentaires : notamment
celle d’instaurer un contrat de travail de plus, « le dispositif
interprofessionnel d’essai ». Il consiste à contractualiser la
période d’essai d’un salarié, en reprenant la demande patronale
d’allonger à 3 mois renouvelables (6 mois renouvelables pour les
cadres), celle du CDI. « Un CDD à durée indéterminée », ont
interprété les syndicats, « car une période d’essai peut être
interrompue à tout moment ». La CGT parle, elle, d’« un nouveau
sas de précarité pour les salariés ». D’autant que le Medef, par
ailleurs, n’a pas renoncé à sa demande d’un CDI à objet précis.
Autre grief de taille, la volonté du camp patronal d’aller vers
des accords « de gré à gré » entre employeur et salariés. Et
qu’ils aient la possibilité de déroger aux accords collectifs.
« Dès lors, ils n’auraient plus d’intérêts », en déduit Gabrielle
Simon : « ou alors seulement à titre indicatif ». Aussi, les
syndicats ont fait part vendredi de leur « déception face à ces
reculs », s’inquiétant qu’ils « ne nous éloignent un peu plus de
la possibilité d’un accord », selon les mots de la CGT. Il ne reste
plus que les séances des 9 et 10 janvier prochain pour y parvenir.

LES URGENTISTES EN GREVE A PARTIR DE LUNDI.

Les médecins urgentistes hospitaliers entameront lundi une grève
illimitée. Car selon eux, le gouvernement n'a pas tenu ses promesses
en matière de rémunération des gardes ou d'heures supplémentaires et
RTT impayées. Le syndicat Samu de France précise toutefois que la
grève n’aura aucune conséquence pour les patients. Car les médecins,
même grévistes, sont en général « assignés », et doivent donc
travailler. Parmi les motifs de la colère des urgentistes, le
manque de reconnaissance de leur travail, alors que des mesures
financières viennent d'être prises pour inciter les médecins
libéraux à participer à la « permanence des soins » (gardes et
astreintes), notamment le samedi après-midi. « La puissance
publique refuse de reconnaître les choses comme elles sont dans
le domaine de la permanence de soins libérale. Le système est à
changer, il a été cassé quand on a supprimé l'obligation de faire
garde en 2003, il faut arrêter de considérer qu'on va le
rafistoler », a déclaré Marc Giroud, président de Samu de France.
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VENDREDI 21 DECEMBRE 2007.

Défendre la proximité des abattoirs isérois

La poursuite de la grève aux abattoirs de la Côte St André pour les
14 ouvriers de production. L'établissement doit mettre la clé sous
la porte l'été prochain... l'activité sera reportée aux abattoirs du
Fontanil, dans l'agglomération grenobloise. Les salariés des abattoirs
de la Côte sont contre ce transfert d'activité... pareil pour la
soixantaine d'éleveurs de ce secteur du centre de l'Isère. Un combat
hier encore au nom de la proximité autant que la défense des emplois.

LES CHIFFERES ETATIQUES !

Le salaire mensuel de base (SMB) a augmenté de 0,7% au troisième
trimestre par rapport au précédent et de 2,6% sur un an, soit un gain
de pouvoir d'achat de 1,2 point sur un an pour les ménages, selon un
indice définitif diffusé vendredi par le ministère de l'Emploi.

Pouvoir d'achat: après le rachat des RTT, les députés adoptent le
volet logement

Les députés ont adopté jeudi soir le projet de loi pouvoir d'achat
après un examen au pas de charge des mesures annoncées par le chef
de l'Etat le 29 novembre (rachat des RTT, prime de 1.000 euros ou
déblocage de la participation, réduction des dépôts de garantie).

Retraites: pas de "coup de pouce" aux pensions au mois de janvier

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a réuni jeudi les partenaires
sociaux pour une "conférence de revalorisation" des pensions de
retraites qui a débouché sur une hausse inférieure à l'inflation au
1er janvier, alors que les syndicats plaidaient pour un vrai
"coup de pouce".

Grève Air France à Orly Ouest : dix vols annulés et une heure de retard

Une dizaine de navettes Air France ont été annulées jeudi matin et
les vols au départ enregistrent en moyenne une heure de retard sur
l'aéroport parisien d'Orly Ouest, en raison d'une grève des personnels
d'Air France, a-t-on appris jeudi auprès d'une source aéroportuaire.
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JEUDI 20 DECEMBRE 2007.

APPEL A LA GREVE LE 24 JANVIER 2008.

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale. La Commission
Exécutive de la cgt Force Ouvrière réaffirme que la revendication
de l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et retraites est
prioritaire et incontournable. Elle décide d’appeler l’ensemble des
salariés du privé et du public à manifester solidairement le jeudi
24 janvier 2008 pour l’augmentation des salaires, retraites et
minima sociaux. Adoptée à l’unanimité

L'ABROGATION DES 35 H EST IMPRATICABLE

Dans un entretien au Monde, le premier ministre, François Fillon, Sur
la question des 35 heures, le premier ministre estime que leur
annulation est " tout simplement impraticable " et que la tâche
incombant au gouvernement est d'abord de " libérer le travail ".

SARKOZY LES HEURES DE TRAVAIL SE DECIDENT DANS L'ENTREPRISE.

Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi "simplifier notre réglementation
sur le temps de travail", en ouverture de la conférence sociale à
l'hôtel de Marigny. "Nous sommes arrivés au bout d'un système",
a-t-il affirmé. "Dans le domaine particulier du temps de travail,
je souhaite qu'on fasse confiance aux salariés et aux partenaires
sociaux pour qu'ils aient plus de choix en la matière", a expliqué
le chef de l'Etat aux partenaires sociaux selon le texte de son
intervention transmis par l'Elysée. "Je ne veux plus que la loi ou
des accords de branche verrouillent toute possibilité pour ceux qui
le souhaitent de travailler plus pour gagner plus", a-t-il dit. "Cette
discussion doit avoir lieu dans l'entreprise et lorsqu'il y aura
allongement du temps de travail, il devra y avoir des contreparties
sonnantes et trébuchantes".

Agenda 2008: Sarkozy veut garder son tempo

La conférence sociale mercredi à l'Elysée a permis de préciser les
principaux chantiers de l' agenda 2008 sur l'emploi et le dialogue
social, Nicolas Sarkozy comptant poursuivre ses réformes au pas de
charge et les syndicats voulant garder leur rythme.

Exercice Stepan Europe à Voreppe

Même si les restrictions de circulation alentours ont provoqué jusqu'à
800 mètres de bouchons en début d'après-midi, l'exercice de sécurité
dans et autour de l'usine chimique Stepan Europe à Voreppe a été un
succès selon la préfecture, qui a pu vérifier la pertinence du Plan
particulier d'intervention (PPI) et des mesures de mise à l'abri des
populations.

Grogne chez Caterpillar

Plusieurs centaines de salariés de Caterpillar dans l'agglomération
grenobloise attaquent leur employeur aux prudhommes, pour obtenir que
les temps d'habillage le matin, et de déshabillage le soir (environ 12
minutes au total) soient pris en compte dans le temps de travail.

Education: 5 syndicats appellent à la grève le 24 janvier

La quasi-totalité des fédérations de l'Education - FERC-CGT, FSU,
Unsa-Education, FO - ainsi que le Snalc-Csen ont appelé mercredi à la
grève le 24 janvier pour dénoncer "les suppressions de postes dans
l'Education nationale prévues pour 2008".
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MERCREDI 19 DECEMBRE 2007.

JC MAILLY SUR LES ONDES.

Notre secrétaire général sera aujourd'hui sur RMC et BFM TV à 8h30,
sur France Inter dans le téléphone sonne à 19h20, et sur I<TV à
20h40 dans le journal de l'économe.

Six syndicats de fonctionnaires pour une grève le 24 janvier

Six syndicats (CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires) de la fonction
publique ont lancé mardi un appel à la grève le 24 janvier pour
obtenir une hausse générale des salaires et protester contre les
suppressions de postes.

Retraits suspects de l'UIMM: perquisition au siège de Tracfin

Les policiers de la brigade financière ont effectué jeudi une
perquisition au siège de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy,
dans le cadre de l'enquête sur les retraits suspects des caisses de
l'UIMM, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Premières discussions sur la représentativité syndicale le 24 janvier

Les partenaires sociaux engageront des discussions sur la
représentativité syndicale à partir du 24 janvier, a annoncé mardi la
présidente du MEDEF Laurence Parisot, lors de son point de presse
mensuel.

Continental Sarreguemines: les salariés votent massivement le
retour aux 40H

Les salariés de l'usine de pneumatiques Continental à Sarreguemines
(Moselle) ont massivement voté en faveur du paiement d'une partie de
leur RTT et du retour à la semaine de 40 heures dans leur entreprise,
selon les résultats d'un référendum organisé depuis dimanche.
Sur les 1.300 inscrits, 1.164 ont pris part au vote, soit un taux de
participation de 89%. Le "oui" a remporté 75% des suffrages, la
proportion étant de 96% chez les cadres et de 69% chez les ouvriers.

Une nouvelle plateforme de traitement du courrier à Eybens

2 millions de plis, lettres et colis arrivent ou partent de l'Isère
chaque jour. Pour améliorer le traitement ce courrier, la Poste a mis
en service un tout nouveau centre de distribution et de tri d'Eybens.
Son objectif : traiter plus vite (25 000 plis / heure contre 15 000
auparavant) et plus efficacement les lettres d'1/3 des Isérois (les
habitants de l'agglomération de Grenoble, du Grésivaudan, d'Allevard,
et de l'Oisans) La Poste, dont les services aux particuliers seront
ouverts à la concurrence en 2011 (c'est déja le cas pour les
entreprises), veut porter le taux de lettres arrivant le lendemain de
leur envoi à 90 % en 2010 contre 87 % aujourd'hui en Isère.
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MARDI 18 DECEMBRE 2007.

QUAND LA REGLE NE S'APPLIQUE PAS.

Depuis 2004, le taux du Livret A est déterminé de façon automatique
par la moyenne du taux d'inflation annuel et du loyer de l'argent à
court terme (l'Euribor 3 mois), auquel on ajoute 0,25 %. L'application
de cette règle conduirait à réévaluer le rendement du livret d'épargne
de La Poste et des Caisses d'épargne de 3 % aujourd'hui à 3,90 %,
arrondi à 4 %, comme le stipule cette même règle. De source proche du
gouvernement, on laisse entendre que la règle de calcul automatique
pourrait ne pas s'appliquer en 2008, pour des raisons de conjoncture.
La Banque de France pourrait, en effet, décider de ne pas appliquer
cette formule, en raison du niveau exceptionnellement élevé de l'Euribor
3 mois, du fait de la crise financière, et d'en informer Bercy. Il
reviendrait alors au Comité consultatif de la législation et de la
réglementation financière (CCLRF) - présidé par le ministre de
l'économie - de trancher. Mais quand le taux baisse la règle
s'applique !

TURIN GRAVE ACCIDENT DE TRAVAIL.

Quatre ouvriers morts, trois dans un état désespéré, brûlés entre 70 %
et 90 %. L'incendie a éclaté dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6
décembre, à l'aciérie turinoise, Acciai Speciali Terni, du groupe
ThyssenKrupp. Ce serait l'un des accidents industriels les plus graves
survenus en Italie depuis la fin de la guerre.

LE VERROU DES SOUS EST FERME, MAIS CELUI DES HEURES EST OUVERT.

La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde a estimé
lundi qu'il fallait "ouvrir les verrous" sur le contingent d'heures
supplémentaires autorisées dans les entreprises. Interrogé sur i-Télé
et France Inter à propos de la mesure phare sur les heures
supplémentaires, jugée complexe à appliquer par les chefs d'entreprise,
Mme Lagarde a affirmé que "d'autres simplifications étaient
envisageables et envisagées". "Il y a une simplification, très
importante, de mon point de vue, c'est le décontingentement des
heures supplémentaires (...). Je crois qu'il faut ouvrir les
verrous", a ajouté la ministre.

CHARLES JOURDAN : COMMUNIQUE DE PRESSE FO DROME ARDECHE.

FO Drôme – Ardèche : « il est urgent de construire l’avenir de
l’industrie du Cuir-Chaussure-Luxe malgré la liquidation de Jourdan,»
Jourdan en liquidation. La sentence du Tribunal de Commerce de Romans
est tombée avec toute sa brutalité pour les salariés. Victimes d’un
prédateur. Malgré un projet de reprise par un grand nom du luxe
mondial. Le Tribunal n’a pu que constater que la récupération de la
marque indispensable à la poursuite de l’activité était impossible.
Près de 200 salariés paient lourdement de leur emploi les dérives du
capitalisme financier. FO Drôme-Ardèche entend donner à cette affaire
toutes les suites judiciaires et juridiques qu’elle mérite. Pour FO
l’urgence commande d’abord d’assurer le paiement des salaires. Il est
tout aussi indispensable de permettre à la plate-forme de reconversion
et de reclassement de poursuivre et renforcer son action sur le Bassin
Romanais. Plus largement FO Drôme-Ardèche entend créer les conditions
pour construire sans tarder l’avenir de l’industrie Cuir – Chaussure –
Luxe. Il n’est plus possible de tergiverser. La constitution du
Pôle-Cuir-Chaussures porté par FO et les confédérations syndicales
drômoises a trop tardé. Les Pouvoirs Publics (Etat – Collectivités
territoriales et locales…) doivent donc prendre les initiatives
indispensables pour appliquer la mesure prise dans le Contrat de site
et pour laquelle 300000 € sont prévus. Il y a des entrepreneurs qui
aujourd’hui investissent et croient en cette industrie. L’industrie
du Cuir a fait le bassin économique. Elle en est le patrimoine
emblématique. Elle ne peut se contenter d’en être le musée. Elle doit
aussi démontrer qu’elle est en capacité de rebondir, d’évoluer, de
survivre, donc de se donner un avenir dans la chaussure de luxe ou
bien encore dans la chaussure dite « intelligente ». Tout doit être
mis en œuvre pour agir y compris en tentant l’impossible pour récupérer
la marque Charles Jourdan dans l’intérêt de tous. Pour ce faire FO Drôme
– Ardèche demande d’urgence au Préfet de la Drôme une réunion du Comité
de Pilotage du Contrat de Site afin que chacune des parties prenantes
soit mise dans les conditions pour agir.

FONCTIONNAIRES GREVE EN JANVIER POSSIBLE.

Les syndicats de fonctionnaires ont fait part de leur mécontentement
lundi face aux propositions du ministre du Budget Eric Woerth qui n'a
annoncé aucune mesure de revalorisation générale des salaires.

FONCTIONNAIRES : DIALOGUE DE SOURD.

Les négociations salariales dans la fonction publique se sont résumées à
un dialogue de sourds, nous demandons une augmentation générale à un
ministre qui souhaite des revalorisations individuelles.
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LUNDI 17 DECEMBRE 2007.

Charles Jourdan en liquidation judiciaire

Le Tribunal de Commerce de Romans sur Isère à décidé la liquidation
judiciaire de la Société Charles Jourdan, les 197 salariés restants
vont être licenciés.

Pouvoir d'achat des fonctionnaires: Mailly veut une augmentation
collective

Jean-Claude Mailly a déclaré que la question de l'augmentation
collective du salaire des fonctionnaires "devait être (mise)
sur la table" des négociations qui s'ouvrent ce lundi entre le
gouvernement et les syndicats sur le pouvoir d'achat dans la
Fonction publique. "L'augmentation générale, elle doit être sur la
table aujourd'hui", a affirmé sur LCI le secrétaire général de Force
ouvrière, estimant que les déclarations du ministre du Budget Eric
Woerth selon lesquelles les augmentations individualisées seront
privilégiées relèvent "de la communication". "Nous réclamons de
traiter l'indice". "On ne peut pas éluder la question de
l'augmentation générale. C'est ce qui fait aussi une solidarité
entre l'ensemble des salariés (...) Ne pas faire une augmentation
collective, c'est tuer la culture d'entreprise, entre guillemets",
a-t-il ajouté, tout en reconnaissant qu'"après, il peut y avoir
d'autres types d'augmentations".

Quel avenir pour la Chimie dans le Sud Grenoblois ?

C'est aujourd'hui que le conseil régional organise une réunion exceptionnelle
sur l'avenir de la chimie dans le sud grenoblois...au moment où ça
bouge du côté de Poliméri. Le fabricant de caoutchouc a fermé son
usine en octobre 2006 à Champagnier...La commission européenne vient
de condamner son ancien propriétaire, le groupe italien ENI, a une
amende de 132 millions d'euros pour entente illicite avec 4 autres
entreprises du secteur. La preuve selon l'intersyndicale que le site
était finalement viable...Dans cette affaire, 236 salariés ont perdu
leur emploi.

Perdre d'un côté ce que l'on gagne de l'autre

Inconvénient des gains défiscalisés, "les heures sup Sarkozy" les
sommes sont réintégrés dans "le revenu de référence" servant notamment
à l'attribution de la prime pour l'emploi, certains risquent de
perdrent d'un coté ce qu'ils gagnent de l'autre. Pas vraiment
fair-play !

Eric Woerth veut "garantir" le pouvoir d'achat des fonctionnaires

Eric Woerth a annoncé dimanche qu'il souhaitait mettre en place des
mesures pour garantir qu'aucun fonctionnaire ne perde du pouvoir
d'achat, à la veille de négociations avec les organisation syndicales
sur les salaires des agents de la fonction publique.
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VENDREDI 14 DECEMBRE 2007.

Réforme du marché du travail

Les propositions patronales visant à faciliter la rupture "à l'amiable"
du CDI sont revenues au coeur de la négociation sur la réforme du
marché du travail, vendredi, le patronat affirmant chercher un "vrai
accord" et les syndicats voulant "se bagarrer" en faveur des salariés.
Les organisations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC) et
patronales (Medef, CGPME, UPA) se retrouvaient pour l'avant-dernière
séance de négociation sur la modernisation du marché du travail
programmée avant Noël, à quelques jours d'une conférence prévue
mercredi à l'Elysée sur "l'agenda social" 2008. La CGT, la CFTC et
FO espéraient convaincre le patronat de l'inutilité de ce mode de
rupture "par consentement mutuel" entre employeur et salarié, alors
qu'il suffirait en cas de litige, selon FO et la CFTC, de remettre au
goût du jour la phase de conciliation aux prud'hommes. "On peut
envisager une homologation par un juge prud'homal" et "rendre le
système attractif pour les salariés en relevant les indemnités de
rupture", a martelé Stéphane Lardy (FO). Pour Jean-Claude Mailly
(FO), les partenaires sociaux n'en sont "pas à quinze jours ou trois
semaines près sur une réforme de ce type", car une négociation "n'est
pas une marche militaire avec l'Etat qui donne les ordres".

9 victimes de l'amiante indémnisées

9 victimes de l'amiante -ou leur famille- anciens salariées de
Rhône Poulenc devenue Rhodia seront indemnisées. Décision hier
après midi du tribunal des affaires de la sécurité sociale de
Vienne. Ces employés travaillaient à Roussillon en vallée du
Rhône. 3 sont d'ailleurs décédés depuis le début de la procédure.
Le tribunal reconnait que la faute du groupe industrielle est
"inexcusable". Le montant des indemnités versés à travers un fond
spécial variera de 45 000 à 200 000 Euros.

Près de 60% des plus de 50 ans souhaitent prendre rapidement leur
retraite

Plus de la moitié (57,3%) des Français de 50 à 64 ans encore en
activité souhaitent prendre "le plus rapidement possible" leur retraite,
une proportion qui situe la France au-dessus de la moyenne (46%) des
dix pays européens dans lesquels l'Insee a mené une enquête.

Emploi salarié en France: +0,4% au 3e trimestre, +1,8% sur un an

L'emploi salarié dans le secteur concurrentiel a progressé de 0,4%
au troisième trimestre (+66.200 postes) et de 1,8% sur un an
(+312.200), totalisant quelque 18 millions de salariés fin
septembre, selon des chiffres définitifs diffusés jeudi par le
ministère de l'Emploi.

La réforme de l'Etat "casse" des services publics et manque de
concertation pour les syndicats

Plusieurs syndicats ont critiqué jeudi les mesures annoncées par
Nicolas Sarkozy dans le cadre de la révision générale des politiques
publiques, y voyant une attaque contre les services publics et
dénonçant le manque de concertation.

Les pays membres de l'OCDE tendent à réduire le montant des
allocations chômage

Un tiers des pays membres de l'Organisation de coopération et de
développement économiques a réduit le montant des allocations chômage
au cours des six dernières années afin d'inciter les chômeurs à
reprendre une activité, montre un rapport de l'OCDE publié jeudi.

Sectes: la mission interministérielle alerte sur le risque dans les
entreprises

L'entreprise n'est pas à l'abri du risque sectaire, qui peut influer
sur les ressources humaines, la sécurité des fichiers, la gouvernance
elle-même, estime la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance
et de lutte contre les dérives sectaires) qui vient de publier un guide
sur le sujet.
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JEUDI 13 DECEMBRE 2007.

Monétisation des RTT: "pas d'obligation légale" pour les employeurs

Les employeurs n'auront "pas d'obligation légale" d'accéder aux
demandes de monétisation des RTT de leurs salariés, a déclaré
jeudi le ministre du Travail Xavier Bertrand.

Les prix de détail ont augmenté de 0,5% au mois de novembre

Les prix de détail ont augmenté de 0,5% au mois de novembre
en France avec les prix de l'énergie, leur progression sur un an
s'établissant à 2,4%, selon des données publiées jeudi par
l'Institut national de la statistique (Insee).

Non remplacement d'un fonctionnaire sur deux dès 2009

"Dès 2009, on sera à un fonctionnaire sur deux partant en retraite
non remplacé", a affirmé mercredi le ministre du Budget Eric Woerth
à l'issue du premier Conseil de modernisation des politiques
publiques à l'Elysée. "On n'a pas pu le faire totalement en 2008
-on a fait un sur trois- parce qu'il faut adapter les structures
pour faire ça", a-t-il expliqué. "On a un objectif qui est très
clair (...): faire en sorte qu'on soit à l'équilibre des finances
publiques d'ici 2012", a souligné M. Woerth. Cela représente
"plusieurs dizaines de milliards d'euros d'effort dans les années
qui viennent". "On ne fera pas d'économies à la hache (...) parce
que ça, ça veut dire qu'on creuse des trous dans les services
publics mais qu'on ne répond à rien", a assuré M. Woerth .

Emploi salarié en France: +0,4% au 3e trimestre, +1,8% sur un an

L'emploi salarié dans le secteur concurrentiel a progressé de 0,4%
au troisième trimestre (+66.200 postes) et de 1,8% sur un an
(+312.200), totalisant quelque 18 millions de salariés fin septembre,
selon des chiffres définitifs diffusés jeudi par le ministère de
l'Emploi.

Pouvoir d'achat : adoption en conseil des ministres d'un projet
controversé

Le gouvernement a bouleversé son calendrier en adoptant mercredi, à
moins de trois mois des municipales, un projet de loi en faveur du
pouvoir d'achat à effet quasi-immédiat, dont certains salariés sont
cependant, selon l'opposition et les syndicats, "les grands oubliés".
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MERCREDI 12 DECEMBRE 2007.

LE CODE DU TRAVAIL EN DANGER (voir vidéo ci-dessous)

Les députés ont adopté mardi en première lecture le projet de loi de
refonte du code du travail, dont l'examen avait été reporté la
semaine dernière à la suite d'une guerre de tranchées de
l'opposition. La majorité UMP et Nouveau centre a voté pour,
la gauche (PS, PCF et Verts) contre. Le Sénat avait déjà adopté
ce texte en première lecture le 26 septembre. Le texte autorise
la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au
code du travail. Le gouvernement a entamé en février 2005 cette
réécriture du code, qui régit la vie professionnelle de 16
millions de salariés, dans le but affiché de le simplifier et
de supprimer des dispositions jugées obsolètes. Les députés de
gauche ont lutté pied à pied contre ce texte, accusant le
gouvernement de vouloir profiter de l'occasion pour réviser
à la baisse le droit des salariés. Les syndicats, sont montés
au créneau, protestant notamment contre le déclassement de
certains articles législatifs en articles réglementaires, la
suppression de certaines dispositions, des réécritures ou des
réordonnancements qui changeaient selon eux le sens du texte.
Mardi dernier, le groupe socialiste avait réussi à décaler
d'une semaine l'adoption du texte grâce à la faible mobilisation
de l'UMP. Son président Jean-Marc Ayrault avait demandé la
vérification du quorum. Le texte doit maintenant être examiné en
deuxième lecture par le Sénat. Le PS a d'ores et déjà annoncé son
intention de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel.

Code du travail, la position inattendu de Laurence Parisot

La gauche a reçu le soutien inattendu de Laurence Parisot, la
présidente du Medef, qui la semaine dernière sur France 2 a dit "ne
pas être sûre" que le nouveau code "soit une réussite". "Le code
du travail était un labyrinthe de 1.900 kilomètres, cela devient
un labyrinthe de 3.600 kilomètres", a-t-elle déclaré. "Qu'est-ce
que nous y gagnons ?. Je ne suis pas sûre que cette réforme
soit réussie", a-t-elle ajouté. L'ordonnance de mars 2007
réécrit le code du travail, datant de 1973, qui passe de 1.891
à 3.652 articles. Outre des harmonisations rédactionnelles, il
introduit des dispositions législatives adoptées depuis la
publication de l'ordonnance. Le nouveau code du travail
"déclasse" environ 500 articles, c'est-à-dire qu'il les renvoie
à des décrets, ce qui facilite la tache du gouvernement, les
décrets n'étant pas soumis aux débats parlementaires. Il
transfert des dispositions dans d'autres codes (maritime,
rural ou bien encore des transports).

Manifestation pour l'emploi au Cheylas

Chez Ascométal -au Cheylas, deux ateliers fermeront en 2010. Ce
fabricant de pièces pour l'automobile l'a annoncé cet été : 188
salariés seront reclassés à Fos sur Mer ou en Moselle... avec aussi
des départs en retraite. Mais hier encore près de 200 personnes ont
refusé cette perspective et ont manifesté dans les rues de la commune
du Grésivaudan. 188 emplois aujourd'hui... mais d'autres pays peuvent
fabriquer les mêmes pièces pour moins cher ... et ils craignent qu'à
terme ce soit tout le site isérois qui en pâtisse et mette la clé sous
la porte. L'usine emploie à ce jour 515 salariés. Le maire de
Pontcharrat -commune voisine- et surout conseiller général socialiste
Charles Bich a défilé lui aussi... pour le maintien des emplois dans
la vallée.

Pouvoir d'achat: le texte en conseil des ministres pour une
application début 2008

Le projet de loi sur le pouvoir d'achat - qui prévoit le rachat
des jours de repos, une prime exceptionnelle dans les PME ou le
déblocage de la participation - est présenté mercredi en Conseil
des ministres, pour une application dès début 2008.

France: baisse du taux de chômage à 7,9% au 3e trimestre

Le taux de chômage a poursuivi sa décrue en France métropolitaine
au troisième trimestre, passant sous la barre des 8% et représentant
2,2 millions de personnes, mais les cas de sous-emploi, dont les
temps partiels subis, ont encore augmenté, a indiqué l'Insee mardi.

Une majorité de Rmistes prêt à travailler, si on leur propose un
emploi

Une forte majorité (64%) de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion
(RMI) travaillent ou "pourraient travailler" si on leur proposait un
emploi, selon un sondage réalisé pour le Haut commissariat aux
Solidarités actives, transmis mardi à l'AFP. Lire la suite »

Les inspecteurs du travail en grève illimitée à partir du 17 décembre

Les principaux syndicats de l'inspection du travail appellent à une
grève illimitée à partir du 17 décembre concernant le contrôle du
travail illégal des étrangers, afin de protester contre les missions
que le gouvernement veut leur imposer, selon eux, pour les expulsions
de sans-papiers. Lire la suite »

Réforme du marché du travail: un délai supplémentaire pour la
négociation selon Xavier Bertrand

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a estimé mardi que la
négociation sur la réforme du marché du travail, censée être
conclue avant la fin de l'année, pourrait bénéficier d'un délai
supplémentaire de "quinze jours" pour aboutir à un "bon accord".
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MARDI 11 DECEMBRE 2007.

La situation des classes moyennes se rapproche de celle des bas
revenus, selon une étude du CREDOC

En 25 ans, la situation des Français appartenant à la classe moyenne
s'est davantage rapprochée de celle des bas revenus que celle des
hauts revenus, en matière de chômage, de pouvoir d'achat et de
logement, selon les premiers résultats d'une étude du CREDOC sur
les conditions de vie en France, rendus publics lundi.

Les syndicats craignent de nouvelles délocalisations chez Airbus

Les principaux syndicats d'Airbus se déclarent préoccupés par
les menaces de délocalisation brandies ces dernières semaines
par le constructeur aéronautique européen, avant la réunion lundi
d'un comité centrale européen (CCE) au cours duquel ils espèrent
obtenir des précisions sur les intentions de la direction.

Le nombre d'allocataires du RMI en baisse de plus de 7% sur un an

Le nombre de bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (RMI) a
baissé de 7,2% sur un an pour se stabiliser à 1,18 millions de
foyers en septembre, selon les chiffres publiés lundi par le
ministère du Travail et la Caisse nationale des allocations
familiales (CNAF), chargée de verser les allocations.
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LUNDI 10 DECEMBRE 2007.

LE POINT SUR LA NEGOCIATION DE LA SECURISATION DES SALARIES.

La négociation sur la réforme du marché du travail, où semblent
se faire jour des dissensions patronales, a marqué vendredi des
"avancées", mais encore insuffisantes aux yeux des syndicats, qui
espèrent pouvoir déborder sur janvier si nécessaire pour aboutir
à un accord. Au terme d'une 12e séance de discussions, qui a duré
la journée au siège du Medef à Paris, les syndicats, sauf la
CFE-CGC, ont salué des "avancées", même "floues", sur la
sécurisation des salariés en cas de changement ou de rupture dans
leur carrière. Le patronat espère pour sa part allonger la période
d'essai du CDI et en faciliter les possibilités de rupture. Sous
pression du gouvernement et de l'Elysée, les partenaires sociaux
insistent tous sur leur volonté d'aboutir et dédramatisent
l'éventualité de déborder sur le mois de janvier, alors que la
dernière séance programmée pour l'instant est le 21 décembre.
La négociation est compliquée par des désaccords au sein des
organisations patronales (Medef, CGPME, UPA), notamment sur la
possibilité qui serait offerte au salarié d'emporter son quota
d'heures de formation continue d'une entreprise à l'autre. Le
patronat avance "pour la première fois" sur le DIF, a salué
Stéphane Lardy (FO), selon lequel les employeurs ont tort
d'avoir "peur" car cela ne coûtera pas plus cher. A la fin de
la semaine, la réforme du CDI sera à nouveau au coeur des
débats. La CGT et FO notamment espèrent convaincre de l'inutilité
de créer un nouveau mode de rupture amiable.

Salariés exposés à l'amiante: peine maximale requise contre Alstom

La société Alstom Power Boilers et un ex-directeur d'usine, jugés
devant le cour d'appel de Douai pour avoir risqué la vie de salariés
en les exposant à l'amiante, ont demandé vendredi la relaxe alors
la peine maximale et de la prison avec sursis ont été requis
contre eux.

FO CONTRE LA DIRECTIVE TEMPS DE TRAVAIL.

A la veille d'une nouvelle réunion du Conseil européen «Emploi,
politique sociale, santé et consommateurs» sur ce sujet, FO
confirme son opposition au projet actuel de révision de la
directive Temps de travail de 1993, directive qui, jusqu'alors,
limite en principe à 48 heures la durée hebdomadaire pour des
raisons de protection de la santé et de la sécurité des
travailleurs, sauf dérogation individuelle (opt out) consentie
à l'époque au Royaume Uni pour une durée limitée. Le processus
de révision de la directive date de la première proposition
faite par la Commission européenne le 22 septembre 2004. Or,
depuis ce moment, FO et la CES (Confédération européenne des
syndicats) dénoncent que la révision de la directive conduise
à pérenniser l'opt out mais, y compris, à annualiser le décompte
du temps de travail, permettant ainsi de dépasser largement les
48h hebdomadaires. Le projet instaure aussi la notion de durée
de travail inactive permettant de décompter du temps de travail
effectif une partie des heures de gardes sur le lieu de travail,
ce qu'empêche aujourd'hui la jurisprudence de la Cour européenne
fondée sur la législation en vigueur. Une telle disposition
conduirait à réintroduire les équivalences que l'action
syndicale avait permis de supprimer dans nombres de secteurs
d'activité. FO a déjà eu l'occasion de mettre en garde sur le
symbole très négatif sur le plan social que représenterait une
telle révision.

LES OFFICIERS DE POLICE ONT MANIFESTE SAMEDI.

Plusieurs milliers d'officiers de police - trois à quatre mille
selon les organisateurs, 2.000 selon la préfecture de police -
ont manifesté samedi à Paris pour protester contre les conditions
de leur passage au statut de cadre en janvier 2008,
"sans compensation".

RENAULT ACHETE LADA.

Au terme de longues négociations, Renault va devenir le partenaire
exclusif du premier constructeur automobile russe Avtovaz connu
pour sa marque emblématique Lada. L'accord a été signé samedi
8 décembre et prévoit que Renault prenne 25 % du capital
d'Avtovaz au premier semestre 2008. Le montant de l'investissement
n'a pas été révélé. La présidence du conseil d'administration
restera russe mais la direction opérationnelle devrait être assurée
par un directeur général proposé par Renault.
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VENDREDI 7 DECEMBRE 2007.

Grève à EDF et GDF: de nombreuses actions

La journée d'action jeudi dans l'énergie s'est caractérisée par
de nombreuses actions sur l'outil de travail, avec notamment des
baisses de charge dans l'électricité et une diminution des
émissions de gaz.

Régimes spéciaux: les fédérations de cheminots envisagent une
nouvelle grève avant les vacances de Noël

Le gouvernement n'en a peut-être pas fini avec la réforme des régimes
spéciaux de retraite: les principales fédérations de cheminots ont
annoncé jeudi qu'elles envisageaient une nouvelle grève de 24 heures
à la SNCF avant les vacances de Noël, pour obtenir "un geste" sur
la décote et l'indexation des pensions sur les prix, deux "piliers"
de la réforme que le gouvernement juge "non négociables".

Fusion ANPE-Unedic : le gouvernement adopte le projet, des
syndicats opposés

Le gouvernement a adopté jeudi en conseil des ministres le projet
de réforme du service public de l'emploi qui doit fusionner l'ANPE
avec les Assedic et en principe "faciliter" la vie de ceux qui
cherchent du travail, des syndicats craignant qu'elle ne soit au
contraire "néfaste".
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JEUDI 6 DECEMBRE 2007.

FILLON RECOIT MAILLY.

Le Premier ministre reçoit Jean-Claude Mailly, jeudi 6 décembre à
18h30, une semaine après l'annonce des mesures Sarkozy. Christine
Lagarde et Xavier Bertrand, respectivement ministres de
l'Economie et du Travail, assisteront à ces réunions.

Rififi à l'Assemblée contre la réécriture du Code du travail

L'examen à l'Assemblée du projet de loi réécrivant le très touffu Code
du travail a donné lieu à une bronca mercredi dans les rangs de
l'opposition, qui accuse le gouvernement de vouloir profiter de
l'occasion pour réviser à la baisse le droit des salariés.

Carte judiciaire: l'intersyndicale appelle au blocage administratif
des tribunaux

L'intersyndicale formée par le Syndicat de la magistrature (SM,
gauche) et trois organisations de greffiers a appelé mercredi au
"blocage administratif des juridictions" pour poursuivre la
protestation contre la réforme de la carte judiciaire lancée par
Rachida Dati.

Education: les syndicats préparent une nouvelle journée de
mobilisation en janvier

Les fédérations de l'Education se réuniront le 19 décembre pour décider
des suites à donner à la grève et aux manifestations du 20 novembre
dernier, avec à l'ordre du jour l'organisation d'une nouvelle journée
de mobilisation en janvier prochain.

UIMM: les retraits suspects en liquide s'élèveraient à 19 millions et
non 26

Le montant total des retraits suspects en liquide des caisses de l'UIMM
(patronat de la métallurgie) a été revu à la baisse passant de 26
millions à 19 millions d'euros, a indiqué mercredi le parquet de Paris.

Air France : appel à la grève le 20 décembre à Orly Ouest

Les "personnels d'Air France" de l'escale Orly Ouest ont "voté la
grève à compter du 20 décembre" lors d'assemblées générales, mercredi,
pour dénoncer l'absence "de réelles négociations" salariales.

Laurence Parisot réservée sur le nouveau code du travail

La présidente du Medef n'est "pas sûre" que le nouveau code du travail
"soit une réussite", soulignant qu'il devenait "un labyrinthe de 3.600
kilomètres", a-t-elle indiqué mercredi sur France 2. "Cette réforme se
fait à droit constant, a-t-elle expliqué, cela veut dire qu'on ne
change rien sur le fond et je ne suis pas sûre que cette réforme
soit réussie". "Il y avait jusqu'alors 1.900 et quelques articles
dans le droit du travail. Avec la réforme, il va y avoir 3.600
articles. C'est-à-dire que, en gros, le code du travail était
un labyrinthe de 1.900 kilomètres, cela devient lun labyrinthe
de 3.600 kilomètres. Qu'est-ce que nous y gagnons?", a lancé Laurence
Parisot. Interrogé pour savoir si c'était une mauvaise réforme, la
présidente du Medef a répondu : "je crois qu'il faut que l'on apprenne
à faire simple, à faire efficace en France, il faut travailler le comment".
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MECREDI 5 DECEMBRE 2007.

Appel à la grève jeudi dans l'énergie (EDF-GDF) pour les salaires

Les fédérations syndicales de l'énergie (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC
et CFTC) ont appelé mardi soir à la grève et à des manifestations
pour jeudi, après l'échec d'une nouvelle réunion avec le patronat
sur les salaires, a-t-on appris de sources syndicales.

Pouvoir d'achat: Laurence Parisot juge "excellent" la mise en place
des mesures au 1er janvier

La présidente du Medef Laurence Parisot a jugé "excellent" mercredi
que les mesures gouvernementales sur le pouvoir d'achat soient
mises en place dès 1er janvier.

Les députés reportent à ce mercredi le vote de la réfonte du code
du travail

Les députés ont reporté le vote du projet de loi de refonte du code
du travail à la séance de la matinée du mercredi après avoir levé
leurs travaux dans la nuit de mardi à mercredi vers 02H15 sans avoir
achevé l'examen des articles.
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MARDI 4 DECEMBRE 2007.

Code du travail : opposition et syndicats dénoncent la vraie-fausse
simplification.

L'Assemblée nationale examinait mardi la ratification de l'ordonnance
de recodification du code du travail initiée par l'ancien ministre
Gérard Larcher.

« Il y a un changement de philosophie du code du travail »

Luc Beal-Rainaldy, secrétaire national du Snutef, syndicat des inspecteurs
du travail, dénonce une recodification du code du travail, qui sous
couvert de « simplification à droit constant », « complexifie et aggrave
la dérégulation ».

Heures sup à l'hôpital : les syndicats sceptiques face au possible
paiement

Les syndicats de salariés des hôpitaux ont réagi avec scepticisme au
nouveau projet gouvernemental visant à payer des millions d'heures
supplémentaires ou de jours de congés accumulés depuis des années,
notamment par des médecins, des cadres ou des infirmières spécialisées.

Métallurgie: ouverture d'une information judiciaire dans l'affaire
de l'UIMM


Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire dans
l'affaire des retraits suspects en liquide des caisses de l'Union
des métiers et des industries de la métallurgie (UIMM), visant
notamment son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, pour
abus de confiance.

Les cheminots agacés du silence de l'Etat sur les retraites

Les syndicats de cheminots se réuniront jeudi pour faire le point
sur les négociations sur les mesures d'accompagnement de la
réforme des régimes spéciaux de retraite, qui avancent trop lentement
à leurs yeux.
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LUNDI 3 DECEMBRE 2007.

LES MESURES SARKOZY DENONCE PAR JC MAILLY. (voir la video ci-dessous)

Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly, déçu par
les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour renforcer le pouvoir
d'achat, a annoncé lundi "une mobilisation interprofessionelle". "Je
le dis clairement, moi j'ai un mandat. On va faire monter la pression,
mais si ça ne bouge pas sur les fonctionnaires, si ça ne bouge pas sur
le privé, effectivement on est dans une perspective de mobilisation
interprofessionnelle", a-t-il dit sur i>télé, sans donner de date.
M. Mailly, qui a été reçu dimanche à l'Elysée par M. Sarkozy, a estimé
que les mesures annoncées en faveur du pouvoir d'achat ne sont "pas à
la hauteur des attentes", notamment sur les jours de RTT, dont "tout
le monde" ne "bénéficie pas". Le patron de FO a également indiqué
avoir réclamé au président de la République "un coup de pouce au SMIC
à partir du 1er janvier" ainsi que l'application du chèque transport,
voté il y a plus de six mois. Le chef de l'Etat ne lui a cependant pas
donné de réponse sur ces points, a-t-il regretté. En ce qui concerne
les nouveaux assouplissements prévus aux 35 heures, M. Mailly a
fermement condamné "la possibilité, demain, de négocier entreprise
par entreprise la durée du travail". "Ca, on n'est pas d'accord. Ca,
c'est la fin des 35 heures", a-t-il martelé. "Ca veut dire que la
durée légale n'existera plus, ça c'est une grosse revendication du
Medef". Le syndicaliste a par ailleurs réclamé l'ouverture d'une
vraie négociation" sur les salaires des fonctionnaires, qui, a-t-il
rappelé, n'ont "rien eu" en 2007.

J. C. MAILLY RECU HIER DIMANCHE A L'ELYSEE.

Nicolas Sarkozy a reçu séparément samedi les secrétaires généraux de la
CGT et de la CFDT, Bernard Thibault et François Chérèque, pour préparer
la conférence sur l'agenda social de 2008 qu'il a annoncée jeudi à la
télévision, a déclaré l'Elysée. Le président de la République a reçu
dimanche le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly,
pour la même raison.

FILLON LANCE LES MESURES SARKOZY.

Le gouvernement veut aller vite dans la mise en oeuvre des mesures
annoncées par Nicolas Sarkozy, notamment sur le temps de travail.
L'autre de ces projets concerne le logement locatif.

PARISOT SUPPRIME LES RTT SANS CONTREPARTIE !

La présidente du Medef, Laurence Parisot, salue l'assouplissement des
35 heures proposé par Nicolas Sarkozy mais a souligné que toutes les
entreprises n'auront pas les moyens de monétiser les RTT comme l'a
proposé le chef de l'Etat.

LE NOMBRE D'HEURES TRAVAILLEES FIXE DANS UN ACCORD.

Le gouvernement veut autoriser les entreprises à fixer avec les
représentants du personnel le nombre d'heures travaillées, déclare
le ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans un entretien paru dans
Le Journal du Dimanche.

POUR MAILLY LA QUESTION DES SALAIRES EST INELUCTABLE.

Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a estimé jeudi à propos
du débat sur le pouvoir d'achat que "la question salariale est
inéluctable", demandant notamment l'ouverture de négociations
salariales dans la Fonction publique, ainsi qu'une augmentation du SMIC
et plus généralement des salaires dans le privé. "La question salariale
est incontournable tant dans le secteur public que dans le secteur
privé", a déclaré le patron de Force ouvrière sur RTL, à quelques
heures de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy sur le pouvoir
d'achat. "Nous avons depuis début octobre proposé plusieurs choses pour
les salariés du public et du privé. Pour le moment, nous n'avons pas de
réponse", a-t-il déploré. Dans la Fonction publique, "il faut que le
gouvernement dise: 'On ouvre les négociations au moins sur 2007'",
a-t-il précisé. Quant au secteur privé, M. Mailly estime que les
pouvoirs publics ont des "dispositifs qui peuvent être décidés
rapidement (...) entre le SMIC, le conditionnement des aides (aux
entreprises) que nous réclamons depuis longtemps, des clauses de
rendez-vous automatique (pour des négociations) dans les branches dès
que le SMIC augmente". "La question salariale est inéluctable", a-t-il
martelé, rappelant aussi que FO est favorable à une augmentation du
SMIC. "Le gouvernement peut décider à n'importe quel moment (...) d'une
augmentation du SMIC. Il n'est pas obligé d'attendre le 1er juillet".
Interrogé sur les prix, Jean-Claude Mailly s'est en revanche dit "très
prudent sur toutes les mesures qui pourraient être envisagées en terme
de baisse (...) parce que ça peut conduire à ce qu'on appelle la
déflation". "Ça a été exercé dans certains pays. Aux Pays-Bas, dans le
commerce, ça a conduit à des disparitions d'emplois non seulement dans
les petites entreprises, mais aussi dans le grand commerce", selon lui.
"En gros, ce qui ne nous satisfait pas", a-t-il conclu, "c'est que
depuis quelques mois on a tendance à dire aux salariés: 'vous voulez
gagnez plus? On comprend il y a un vrai problème. Alors ou vous bossez
plus ou vous attendez que les prix baissent. Et c'est cette logique-là
que nous n'acceptons pas".

DASSAULT AVIATION ENVISAGE DES DELOCALISATIONS.

Face à la progression implacable de l'euro vers les 1,50 dollar, les
groupes aéronautiques européens en concurrence frontale avec les
Américains s'inquiètent de plus en plus. Dans un entretien au Monde,
Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, explique que les efforts
supplémentaires de compétitivité imposés par le déséquilibre des changes
ne suffisent plus. Il va falloir envisager le transfert de certaines
activités.

LES RTT DIVISENT LES ENTREPRISES.

La perspective d'aménager les 35 heures, annoncée jeudi 29 novembre par
Nicolas Sarkozy, divise les entreprises. Le chef de l'Etat propose
l'abandon partiel des RTT en contrepartie d'augmentations de salaire.
Le Medef salue cette initiative, qui séduit aussi les PME, mais ces
dernières insistent sur les difficultés qu'il y aura à négocier des
accords majoritaires. Certaines entreprises ont ouvert la voie, comme
Groupama SA, où le détenteur d'un compte épargne-temps peut " monétiser "
onze jours de RTT par an, ce qui représente un demi-mois de salaire. Les
banques, en revanche, s'accommodent de la situation actuelle, qui leur a
permis d'obtenir de leurs salariés davantage de flexibilité.

LE PATRON DE MOTOROLA DEMISSIONNE.

L'ÉQUIPEMENTIER en télécommunications américain Motorola a annoncé,
vendredi 30 novembre, la démission de son PDG, Ed Zander, victime des
mauvais résultats de l'entreprise dans le secteur des téléphones portables.
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VENDREDI 30 NOVEMBRE 2007.

AUJOURD'HUI 30 NOVEMBRE 2007, C'EST LE CONGRES DE L'UD ISERE A
BOURGOIN.

SARKOZY BRADE LES 35 HEURES, LE TRAVAIL DU DIMANCHE, ET ATTEND
UNE BAISSE DES PRIX !

Sur les 35 heures,  les heures supplémentaires et le travail le dimanche.
"Dans les entreprises, s'il y a un accord majoritaire entre les
partenaires sociaux, ils pourront s'exonérer des 35 heures contre des
augmentations de salaire".  "Je veux donner la possibilité pour les
salariés de racheter leurs RTT, de transformer leurs RTT en argent." Le
chef de l'Etat ajoute que les heures supplémentaires des fonctionnaires
doivent être payées comme celles des salariés du secteur privé. Nicolas
Sarkozy indique qu'il souhaite élargir les possibilités de travailler
le dimanche, à condition que les salariés soient "payés le double" et
sur la base du "volontariat". Il indique qu'il est "prêt à aller très
loin” pour obtenir une baisse des prix dans les grandes surfaces.
"Actuellement, le prix des loyers est indexé sur le l'indice des prix à
la construction. Or, avec la hausse des matières premières, les loyers
augmentent plus vite les salaires. Je veux que les loyers ne soient plus
indexés sur l'indice des prix à la construction, mais sur l'inflation.
" Nicolas Sarkozy veut également supprimer la caution demandée aux
locataires, "je veux une mutualisation publique".

MI-DECEMBRE UNE CONFERENCE POUR NEGOCIER L'AGENDA SOCIAL.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi sur
France 2 et TF1 qu'il proposerait aux partenaires sociaux de tenir
une conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre. "L'un
des objets de cet agenda social que je vais négocier avec les
partenaires sociaux", a-t-il exposé, "c'est comment faire pour
donner davantage de flexibilité aux entreprises, et en même temps
donner davantage de garanties aux salariés". "C'est la sécurisation
des parcours professionnels", a-t-il dit. La sécurisation des
parcours professionnels est au coeur d'une négociation menée à
un rythme soutenu depuis septembre par le patronat et les syndicats.
Les organisatons patronales exigent un assouplissement du contrat
de travail, avec une période d'essai allongée et des règles de
licenciement facilitées. Les syndicats se plaignent de propositions
patronales trop vagues sur les nouvelles sécurités (couverture
santé/prévoyance, formation continue) dont ont besoin les salariés
pour faire la jonction entre deux contrats de travail. Le contrat
de transition professionnelle "permet à un salarié licencié pour des
raisons économiques de ne pas être au chômage, d'avoir un contrat
avec l'Etat, d'avoir une nouvelle formation pour trouver un nouvel
emploi. C'est ça qu'on va négocier avec les partenaires sociaux",
a expliqué M. Sarkozy.

JOURNEE MOUVEMENTE SUR LE CAMPUS DE ST MARTIN D'HERES..

Les forces de l'ordre sont intervenues ce matin pour tenter de libérer
certains amphis bloqués par des manifestants contre la loi Pécresse.
Plusieurs étudiants ont été bléssés. La galerie des amphis de l'UPMF
restera fermée jusqu'à lundi.

FORTE MOBILISATION EN ISERE CONTRE LA REFORME DE LA CARTE JUDICIAIRE.

Mouvement très suivi en Isère à Grenoble mais surtout à bourgoin-Jallieu
où de nombreux élus ont rejoint le cortège.

RATP SNCF, LES SYNDICATS MECONTENTS.

Les syndicats de cheminots et ceux de la RATP sont sortis mécontents
jeudi de réunions de négociation avec leurs directions sur leurs régimes
spéciaux de retraite, jugeant comme la CGT de la SNCF que "le compte
n'y est pas", même après la grève qui a duré dix jours.

LES SYNDICATS DE LA SNCF SUR LE QUI-VIVE.

Les syndicats de cheminots ont fait état de négociations mitigées lors
d'une nouvelle table ronde tripartite sur les mesures d'accompagnement
de la réforme des régimes spéciaux de retraite.

LA REPRISE DE CHARLES JOURDAN.

Le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère a accordé jeudi un délai
de sept jours à la société américaine Omniscent (développeur de marques),
désormais seule en lice pour la reprise du chausseur de luxe Charles
Jourdan, pour confirmer son offre d'achat. Jourdan, en redressement
judiciaire depuis septembre, risque la liquidation si Omniscent ne
confirme pas son offre de reprise. "Le candidat repreneur a sollicité
un délai pour avoir la certitude" que la marque Charles Jourdan
appartient toujours au groupe qu'il s'apprête à racheter "et en a fait
un préalable à son offre", a déclaré le président du tribunal, Lionnel
Faure. La marque "Charles Jourdan Paris" est détenue par une société
de droit suisse, Charles Jourdan Holding Age, filiale à 100% de
Charles Jourdan SAS, société française propriétaire de l'outil de
production. Les deux entités appartiennent au fonds luxembourgeois
Finaluxe, présidé par Yannis Bilquez. M. Faure a ajouté qu'Omniscent
"s'engageait à poursuivre l'activité" de Jourdan jusqu'au 7 décembre
et à prendre en charge durant cette période les salaires des 197
employés, pour un montant estimé à 200.000 euros. Le tribunal a donné
jusqu'à lundi pour que cette somme parvienne sur les comptes de
Charles Jourdan SAS. "Si nous n'avons pas la certitude que Jourdan
SAS est propriétaire des titres de la société suisse, on ne pourra
pas aller plus loin", a déclaré l'avocat d'Omniscent, Me Gérard Binet,
qui va se rendre en Suisse. L'incertitude sur la propriété de ces
actions avait entraîné le retrait un peu plus tôt jeudi de l'autre
candidat à la reprise de Jourdan, le fabricant français de chaussures
Repetto. L'actuel propriétaire "a rendu impossible la récupération de
la marque et donc toute reprise de la société et dans ces conditions
nous nous retirons du dossier", avait déclaré Jean-Marc Gaucher, le
Pdg de Repetto qui s'est dit "déçu" et "amer" à la sortie du tribunal.
"C'est très dommage pour la marque, le personnel et le savoir-faire",
a-t-il ajouté. Repris en octobre 2005 par la holding luxembourgeoise
Finaluxe, Charles Jourdan connaît de grosses difficultés de trésorerie,
avec une dette de plus de 2 millions d'euros. Aujourd'hui, les ateliers
de la société, qui emploie 197 salariés, dont une soixantaine à la
production à Romans, ne tournent que 15 à 17 heures par semaine,
faute de peau. Après quatre mois d'enquête sur la gestion de
l'entreprise, le tribunal plaçait de nouveau Jourdan en redressement
judiciaire, le 12 septembre, pour la 3e fois depuis 2002.

LE MORAL DES MENAGES S'EFFONDRE.

Le moral des ménages a chuté de cinq points en novembre, l'indicateur
qui le mesure s'établissant à - 28, contre - 23 en octobre, a annoncé
l'Insee jeudi 29 novembre. Tous les soldes composant l'indicateur
résumé se replient en novembre. "Voilà qui est de très mauvais augure
pour la croissance française", a réagi Alexander Law, économiste chez
Xerfi. "Les ménages broient de nouveau du noir, et c'est un signal
inquiétant pour la croissance", a renchéri Nicolas Bouzou, directeur
d'Asterès, une société d'analyse et de prévisions économiques à
destination des entreprises. L'Insee signale notamment que le recul
du solde sur l'opportunité de faire des achats importants s'accentue
ce mois-ci. "Les revendications actuelles sur le pouvoir d'achat
traduisent les inquiétudes des ménages dans un contexte de
ralentissement économique et de tensions sur les prix à la
consommation", explique M. Law.

APPEL A LA GREVE CHEZ CONFORAMA.

Les revendications salariales sont de plus en plus pressantes à
Conforama. Mercredi 28 novembre, une intersyndicale, formée par la
CGT, la CFDT, la CGC et FO, a appelé les salariés de l'enseigne à faire
grève, samedi 1er décembre, pour obtenir une " augmentation immédiate
" de 120 euros net par mois. Cette initiative intervient alors que les
représentants du personnel devaient être reçus, jeudi après-midi, par
la direction, notamment pour aborder la question du pouvoir d'achat.

SELON LE MINISTERE LE CHOMAGE  EST EN BAISSE.

Le nombre de chômeurs de catégorie-1 a baissé de 1,2% en octobre en
France, selon les chiffres publiés jeudi soir par le ministère de
l'Economie sur la base des données de l'ANPE et de la DARES.

NOUVELLE UNITE DE FAURECIA EN LORRAINE.

L'équipementier automobile Faurecia a annoncé jeudi la mise en service
d'un nouveau site de production à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-
Moselle) qui emploie 195 personnes. L'usine, pour laquelle Faurecia
a investi plus de sept millions d'euros, fabriquera des inserts
d'appuie-tête et des palonniers de siège, deux composants clés de
la sécurité automobile, a indiqué le groupe dans un communiqué reçu
à Metz. Installée sur l'ancien emplacement d'une unité de fabrication
de tubes cathodiques du groupe sud-coréen Daewoo, la nouvelle usine
devrait produire plus de 50.000 inserts d'appuie-tête et 40.000
palonniers par jour à partir de 2008.

DES PRECAIRES POUR LA LAGUNA III.

Renault a fait appel à 400 intérimaires auxquels s'ajouteront
prochainement 500 autres ainsi que 100 contrats à durée déterminée
(CDD) pour aider au montage de la Laguna III à l'usine de Sandouville,
près du Havre.
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JEUDI 29 NOVEMBRE 2007.

LA JUSTICE SE MOBILISE CONTRE LA REFORME DATI !

Les 7.600 magistrats français, des dizaines de milliers de greffiers
et employés du monde judiciaire et les 40.000 avocats du pays sont
appelés à faire grève ce jeudi et à se mobiliser pour protester
contre la réforme de la carte judiciaire. Cette journée,
exceptionnelle par son ampleur dans un univers peu enclin à
protester, est organisée à l'initiative des trois syndicats de
magistrats, de toutes les confédérations et les organisations
catégorielles pour les greffiers et employés, ainsi que par les
organisations représentatives des avocats. Magistrats et avocats
ne cesseront pas toute activité. Ils traiteront les affaires
urgentes et les procédures où des personnes sont détenues mais
sont appelés à renvoyer les audiences non urgentes. Les syndicats
leur demandent des rassemblements et des actions symboliques devant
les palais de justice. En Isère un rassemblement intersyndical est
prévu à 9h30 au TGI de Bourgoin, et 14h devant le palais de justice
de Grenoble.

ETRANGES PRATIQUES DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX !

Plusieurs magistrats ont reçu d'étranges visites de la part de
fonctionnaires des renseignements généraux, s'enquérant de leur
volonté de suivre le mot d'ordre de grève du 29 novembre, mais
surtout tentant de les dissuader de se joindre à ce mouvement
national. Ces démarches sont inédites et s'apparentent à un
dévoiement pur et simple des missions de ces fonctionnaires de
police dont le travail consiste, non pas à influencer
individuellement des salariés appelés à faire grève, mais à
informer le pouvoir politique et à lui rendre compte des
mobilisations sociales. Toute autre opération s'écarte du devoir
d'impartialité incombant à un corps de fonctionnaires et fait
craindre l'émergence d'une police politique. Le Syndicat de la
magistrature exige du ministre de l'Intérieur qu'il soit mis
fin immédiatement à ces pratiques d'un autre âge.

CONFUSION SUR LE CAMPUS GRENOBLOIS.

C'était la confusion sur le campus universitaire de Grenoble où 3000
etudiants se sont reunis à la mi-journée. L' AG a debouché sur un vote
pour le blocage des cours et de l'université mais les anti-blocages
dénoncent un scrutin truqué. Prochaine AG dans une semaine.
Vue l'ambiance, on ne sait pas si l'UPMF fermée depuis 15 jours pour
éviter toute occupation va rouvrir demain ou pas.

PERTURBATIONS A LA TAG.

Des perturbations à prévoir ce jeudi sur les transports en commun de
l'agglomération grenobloise TAG... l'Unsa, syndicat majoritaire a
déposé un préavis de grève de 24h... le motif est double : des meilleures
conditions de travail et une hausse des salaires... Les négociations
entammées mercredi matin ont tourné court.

JOURNEE D'ACTION POSSIBLE LE 6 DECEMBRE DANS L'ENERGIE

Les fédérations syndicales de l'énergie (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC),
menacent d'une "journée d'action" le 6 décembre, "vraisemblablement une
grève", si le patronat ne répond pas à leurs revendications sur les
retraites et salaires lors d'une réunion le 4 décembre.

LA PRODUCTIVITE A CRU PLUS QUE LE COUT DU TRAVAIL !

Le coût du travail a légèrement crû en France entre 1996 et 2004, ce qui
l'a fait passer de 6ème à 5ème dans le peloton de tête en Europe, mais
sa productivité horaire s'est améliorée au point de la faire passer
devant l'Allemagne, selon une étude publiée jeudi par l'Insee. Le
coût du travail est la somme des salaires et traitements, des
cotisations sociales et d'autres coûts (formation, etc), rappelle
l'Institut national de la statistique et des études économiques, qui
se base sur l'enquête sur le coût de la main d'oeuvre pilotée tous les
quatre ans par Eurostat. Avec un coût horaire moyen de 28,67 euros, la
France se classait en 2004 à la 5ème place des pays au coût le plus
élevé, juste devant l'Allemagne, 15% au-dessus de la moyenne de l'UE-15
et 39% au-dessus de la moyenne de l'UE-27. La France est passée de la
6ème à la 5ème place en huit ans, tandis que l'Allemagne, où ce coût
horaire n'a crû que de 1% par an, a rétrogradé de la 2ème à la 6ème
place.

LES SERVICES A LA PERSONNES EMBAUCHENT.

La plupart des organismes prestataires de services à la personne
(entreprises, associations, établissements publics) envisagent de
recruter des salariés dans les douze prochains mois, selon une étude
réalisée pour l'Agence nationale des services à la personne (ANSP).
Selon cette étude, menée par Cocédal Conseil, 78% des organismes agréées
de service à la personne (garde d'enfant, ménage, assistance
informatique, etc.) envisagent d'embaucher de nouveaux salariés "à
court et moyen terme", contre 22% qui ne l'envisagent pas. Parmi ceux
qui pensent recruter, la quasi-totalité (90%) envisagent de le faire
avant un an.

L'ENTREPRISE WIMETAL DANS LE BAS-RHIN FERMEE PAR LA DIRECTION.

Les salariés de l'entreprise en voie de fermeture Wimetal (composants de
systèmes d'échappement) à Wissembourg ont trouvé les portes de l'usine
fermées et cadenassées mercredi, a indiqué la section CGT de
l'entreprise. Dans un communiqué, la direction de l'établissement a
expliqué qu'elle avait dû "faire sécuriser le site de Wissembourg en
raison de rumeurs grandissantes faisant peser de sérieuses menaces sur
la sécurité de l'ensemble des personnels et l'intégrité de l'outil de
production".
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MERCREDI 28 NOVEMBRE 2007.

ACTIONS CONTRE LA SUPPRESSION DE 2 CONSEILS DE PRUD'HOMMES EN ISERE.


Suite à l'annonce de la supression des conseils de la Tour Du Pin et
de Voiron un rassemblement intersyndical est prévu demain JEUDI 29 NOVEMBRE
à 9h30 au TGI de Bourgoin, et 14h devant le palais de justice de Grenoble.

GREVE CHEZ IKEA A ST QUENTIN FALLAVIER.

Les manutentionnaires grévistes de la plateforme logistique Ikea de
St Quentin Fallavier entrent dans leur 8e jour de mouvement pour réclamer
des hausses de salaires. La direction qui a déjà proposé 5%, dont 3 liés
au mérite, affirme qu'elle n'ira pas plus loin. La notion de mérite est
trop aléatoire pour les syndicats qui réclament 5% pour tous.

RIO TINTO SE DEBARRASSE D'UNE GRANDE PARTIE DE L'EX PECHINEY.

Le canadien Alcan à peine digéré, le géant minier anglo-australien Rio
Tinto va se débarrasser de la majeure partie des activités de l'ancien
Pechiney, touchant 10.000 emplois dans l'Hexagone. Numéro deux mondial
du secteur, Rio Tinto Alcan a annoncé lundi de nouvelles cessions d'actifs
pour tenter de fidéliser ses actionnaires face à l'appétit du numéro un
mondial BHP Billiton, qui souhaite s'en emparer. En plus de la division
emballages (31.000 salariés dans le monde) qu'Alcan avait déjà décidé
de vendre avant son rachat, le nouveau groupe fusionné a annoncé la
vente de la branche produits usinés (15.000 employés dans le monde).
Des cessions qui réduisent l'ex-Pechiney à peau de chagrin, en frappant
près de quarante sites en France, qui emploient 10.000 personnes sur
les 15.000 salariés du groupe dans le pays. La division produits usinés
fabrique notamment des tôles aluminium pour l'aéronautique ou
l'automobile tandis que les emballages, la plupart en matières
plastiques, servent notamment à l'industrie pharmaceutique et
cosmétique. Seules les activités entrant dans la fabrication brute
d'aluminium resteront dans le giron de Rio Tinto Alcan qui a décidé
de se concentrer sur la production de la matière première. Issoire
(Puy-de-Dôme), Albertville (Savoie), Neuf-Brisach (Haut-Rhin),
Tarascon-sur-Ariège (Ariège), Voreppe (Isère)... Des usines
disséminées à travers toute la France sont concernées.

LE MORAL DES INDUSTRIELS EN HAUSSE.

Le moral des industriels français est en hausse en novembre, l'indice qui
le mesure s'établissant à 110 points contre 108 en octobre, a indiqué
l'Insee, mardi 27 novembre.

EGALITE PROFESSIONNELLE : LA POSITION DE FORCE OUVRIERE.

La conférence nationale tripartite sur l'égalité professionnelle et
salariale entre femmes et hommes tenue dans le cadre des chantiers
sociaux lancés par le Président de la République, fait suite à deux
mois de discussions consacrées au constat de la situation et aux pistes
d'action possibles pour rendre effective la législation existante. Les
mesures présentées par le Ministre portent essentiellement sur le
renforcement de l'action des pouvoirs publics en matière d'égalité ou
sur la relance des négociations de branche et d'entreprise relatives à
l'égalité ou au temps partiel, notamment subi. La création d'une
nouvelle sanction financière pour les employeurs n'ayant pas satisfait à
leurs obligations légales au 31 décembre 2009 a été annoncée. Force
Ouvrière ne peut que se satisfaire que les services de l'Etat, et
notamment les inspections du travail, soient enfin fortement mobilisés
sur le sujet de l'égalité professionnelle et salariale, mais regrette
qu'il ne soit aucunement prévu d'augmenter les moyens matériels et
humains mis à leur disposition pour ce faire. Pour Force Ouvrière, 35
ans après la première loi sur l'égalité salariale entre femmes et
hommes, il est temps qu'intervienne une sanction financière réellement
dissuasive. Satisfaite de l'annonce du ministre sur ce point, Force
Ouvrière restera cependant vigilante quant aux modalités pratiques
qui seront proposées. La sanction financière ne devra pas aboutir à
un « quitus » dont les employeurs s'acquitteraient sans modifier leurs
pratiques. Par ailleurs, Force Ouvrière reste opposée à ce que,
parallèlement et au prétexte de son inapplication, soit supprimée la
sanction du délit d'entrave pour non-remise, aux représentants du
personnel et délégués syndicaux, du document annuel obligatoire de
comparaison de la situation des femmes et des hommes dans les
entreprises de plus de 50 salariés. Le calendrier de mise en oeuvre
de l'ensemble des mesures proposées étant relativement rapide, chacun
et surtout chacune sera en mesure d'apprécier dans les mois qui
viennent si la volonté affichée du gouvernement est suffisamment forte
pour renverser l'inertie organisée des entreprises dans ce dossier.
Pour Force Ouvrière, l'égalité professionnelle et salariale entre
femmes et hommes fait partie intégrante, avec la question du pouvoir
d'achat et de la garantie de l'avenir des retraites, des priorités
et des attentes de l'ensemble des salariés qui ne sauraient être
encore repoussées.

UIMM : DENIS GAUTIER-SAUVAGNAC EN GARDE A VUE.

Le patron démissionnaire de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a été placé
en garde à vue, à la suite de son audition par la brigade financière dans
le cadre de retraits en liquide suspects.

ADOPTION EN COMMISSION DU NOUVEAU CODE DU TRAVAIL.

La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté
mardi le projet de loi de refonte du code du travail, texte qui régit
la vie professionnelle de 17 à 18 millions de salariés, a-t-on appris
de source parlementaire. Le PS et le groupe GDR (PCF-Verts) ont voté
contre ce texte qui ratifie l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au
Code du travail. Déjà adopté par les sénateurs le 26 septembre, il
sera examiné en séance le 4 décembre par les députés.

GREVE LARGEMENT SUIVI A L'ASSEDIC ET A L'ANPE.

Plus de 60% des salariés de l'Unedic et des Assedic, ainsi que plus de
25% de ceux de l'ANPE, se sont mis en grève mardi, inquiets des effets,
pour leurs statuts et leurs missions, de la fusion annoncée entre leurs
deux organismes. Le projet de loi "relatif à la réforme du service
public de l'emploi" devrait être débattu à partir du 8 janvier à
l'Assemblée nationale. Le gouvernement espère faire voter la fusion
avant les municipales de mars. A l'assurance chômage, où travaillent
quelque 14.000 personnes, et à l'ANPE, qui emploie environ 30.000
personnes, les directions ont fait état respectivement de 60,6% de
grévistes et deux tiers de sites fermés, de 25,5% de grévistes (sans
les DOM) et de 58 agences fermées sur plus de 800. De son côté,
FO-Unedic a fait état de "plus de 75%" de grévistes. A l'ANPE, le
Snu (premier syndicat) a annoncé "plus de 30%" de grévistes, jugeant
que "cela se situe dans la moyenne haute des grèves à l'Agence, même
si c'est inférieur à la grande grève de mars 2007" (43% à 51%).

MIKO : LES SYNDICATS RESTENT DE GLACE !

Les syndicalistes de l'usine Cogesal-Miko (groupe Unilever) à
Saint-Dizier n'ont pas été "convaincus" mardi en comité d'entreprise
par les arguments de la direction pour justifier 254 suppressions
d'emplois sur le site en 2008, ont-ils déclaré. Un projet de
restructuration de l'usine, annoncé le 13 novembre, a été détaillé
mardi en comité d'entreprise, avec 254 suppressions de postes (228
réelles et 26 reclassements) pour 493 emplois aujourd'hui, et l'arrêt
de trois lignes de production peu compétitives en juillet 2008. "Il
ne reste que cinq lignes éparpillée